Histoire

Le concept TRADUTECH a été lancé en 1994 dans le cadre d’un PIC-ERASMUS (n° 1190), spécialisé en traduction technique, en documentation et en terminologie. Il s’agissait plus concrètement d’une action de développement de curriculum (CDA) intitulé " développement de modules de formation en traduction technique et en terminologie ".

Au départ, neuf établissements universitaires ont participé à sa création : Cologne (Fachhochschule), Barcelone (Autonoma), Tampere, Institut Libre Marie Haps (Bruxelles)(coordonnateur), Rennes II, Maastricht, Milan (SSIT), Southbank et Vic. Et de nombreux professeurs, spécialistes et étudiants ont contribué au succès d’un projet qui a été cité explicitement dans le Livre Blanc d’Edith CRESSON (page 120, réalisations ERASMUS en traduction/interprétation) : " réalisation d’un projet européen en traduction technique ".

Parmi les initiateurs principaux, je tiens à en citer deux : W. NEUNZIG de Barcelone et D. GOUADEC de Rennes II. Le professeur NEUNZIG s’est spécialisé depuis en programmation CALL, mais le professeur GOUADEC reste toujours dans le projet dont il est devenu le principal concepteur et développeur technique.


D.GOUADEC
Responsable technique et pédagogique

En 1996, au moment de lancer le programme SOCRATES et de rédiger les premiers Contrats Institutionnels dans nos Universités respectives, nous avons pensé qu’il serait intéressant de continuer le projet sous la forme d’un IP (Programme Intensif SOCRATES). En effet, comme il s’agit d’une initiative essentiellement pédagogique (SOCRATES), la formule du IP nous paraissait la plus adéquate pour perfectionner un outil qui intéressait les étudiants autant que les formateurs et surtout pour passer de la réflexion à l’expérimentation active.

Aussi un nouveau consortium a-t-il été constitué comprenant 13 Universités :
Institut Libre Marie Haps (Bruxelles)(coordonnateur)
Rennes II (implémentation technique et pédagogique)
Angers (IPLV)
Salamanque
Barcelone (Autonoma)
Vic
Milan (SSIT)
Maastricht
Anvers (KVH)
Cologne (Fachhochschule)
Tampere
Strasbourg (ITI-RI)
Aveiro
Au fur et à mesure du développement d’autres universités ont commencé à collaborer hors SOCRATES : Cluj, LilleIII, Paris VII, Madrid (Comillas),…

Dans l’histoire/développement du projet TRADUTECH il y a lieu de distinguer deux périodes. Une première période de préparation/réflexion de 1994 à 1996 qui nous a permis de définir les contenus pédagogiques, la méthodologie (didactique et informatique), les prérequis et l’insertion académique de la formation. Il s’agissait de désarticuler le processus pédagogique en unités dynamiques (prise de connaissance du texte et du cahier des charges, recherche documentaire (recherche, validation), traitement terminologique (exploitation, concordances, validation), traduction (prétraduction, traduction, mise en commun, révision), PAO, remise (facture), d’élaborer un environnement formatif et institutionnel (évaluation (linguistique, technique te professionnelle), ECTS), de définir une infrastructure commune de fonctionnement (logiciels, Internet) et de communication (liste électronique) et d’organiser des équipes. En tout et pour tout, lors de cette première phase quatorze réunions ont été organisées et nous avons pu réaliser une traduction intégrale pilote dans le domaine de l’informatique (un manuel d’imprimante : User’s Manual for the CrystalPrint Express Page Printer). Malgré les difficultés institutionnelles rencontrées, je crois que cette première phase a été un succès. Il suffit de rappeler le travail exemplaire qui avait été réalisé à Cologne sous la direction du professeur Schmidtz.

La deuxième phase qui a débuté en 1997-8 a fonctionné jusqu’à présent trois fois. Elle reprend systématiquement les acquis du CD/ERASMUS pour les compléter et enrichir surtout en les rendant plus flexibles et agiles (l’improviste étant un élément de base de la traduction professionnelle) et en les perfectionnant sur le plan formel.

La première année, la semaine du 21 mars 1998, un ensemble représentatif de 4 documents (Milk Industry International, Bulk density of Milk powders, Controlling powder properties in the spray drying process, Processing of high-acid liquid food) ont été lancés depuis Rennes II à l’intention des étudiants des institutions partenaires. Les textes étaient assortis d’un cahier des charges détaillé réunissant un certain nombre de spécifications concernant le travail à réaliser. Bien qu’une liste électronique de communication ait fonctionné dès cette première année (tradutech@Uhb.Fr) , la plupart des échanges (de textes, par exemple) s’est fait par fax. Un premier bilan a été établi à l’occasion d’une première Journée Tradutech qui s’est déroulée à Rennes le 19 septembre 1998.

La deuxième année d’autres universités (hors SOCRATES) se sont incorporées au projet. Par ailleurs, 1998-1999 a été caractérisée par trois développements d’intérêt :

l’organisation de deux expériences Tradutech : une première en décembre 1998, totalement ouverte et limitée (" version légère ") et une deuxième, en mars 1999, complète et obligatoire pour les partenaires (" version lourde ") (Maintenance Manual/DGAC + cahier des charges) ;
la poursuite du volet informatisation par la création de nouvelles listes électroniques (étudiants, étudiants chefs de projet, étudiants francophones et hispanophones : -cp, -etu, -fr et –es) et par l’utilisation presque exclusive de l’informatique ;
l’amélioration progressive de la qualité de la participation, de l’organisation et de la reconnaissance institutionnelle de notre IP (ECTS).
Un deuxième bilan a été réalisé lors du colloque international sur la formation de traducteurs spécialisés à Rennes le 24 septembre 1999.

La troisième année, 1999-2000, a continué exactement dans la même ligne. Voici les points pertinents de son développement :

Introduction de nouvelles combinaisons (notamment, français-italien à Milan) ;
Poursuite de la double expérience pédagogique (version lègère en décembre 1999 et version lourde en mars 2000) (DECT PRO/System Performance Specification + cahier des charges) ;
Multiplication des partenaires (hors SOCRATES) : Cluj et Madrid (Comillas) ;
Amélioration de la triple évaluation (linguistique, technique et professionnelle) sur le plan du retour ;
Utilisation exclusive de l’informatique (traduction sans papier : e-traduction) ;
Institutionnalisation définitive du programme sous la forme de crédits ECTS reconnus et comptabilisés par tous les partenaires ;
Augmentation du nombre d’étudiants participants (de 155 en 97-98 à 561 en 99-2000).
Un nouveau bilan a été dressé le 22 septembre 2000 à Rennes dans le cadre de l’Université d’été.

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